[2000] – Immeuble Clarté – 92500 Rueil-Malmaison

Situé dans la Z.A.C. du parc des deux gares, dont la création fait suite aux études d’urbanisme assurées par « Maufras et associés architectes », cet immeuble de bureaux en blanc doit s’adapter à un terrain étiré disposant d’une étroite façade sur la place Louis Renault en forme de demi lune. L’exercice de style consiste à observer un net retrait vis à vis de l’alignement de cette place, reprenant ainsi le schéma urbain visible dans beaucoup de cités italiennes d’une antichambre annonçant cette dernière.

Le bâtiment tertiaire se situe dans la Z.A.C. du parc des deux gares dont la création fait suite aux études d’urbanisme assurées par « Maufras et associés architectes » entre 1988 et 1990.

 

Suscitée par la volonté de la compagnie d’assurances anglaise Norwich Union d’y installer son siège social européen, cette Z.A.C. a eu de 1990 à 1994 l’ambition de parachever la composition de ce quartier bordé par l’autoroute A86 et la ligne A du RER, en dépassant la simple reconduction de structures fondées sur l’îlotage. Le plan de masse de 1990 offrait ainsi une image urbaine forte basée sur le thème de l’unité paysagère du site, fédérant l’implantation des différents programmes.

 

La crise immobilière amena la Norwich Union à réduire le programme de son propre siège, ce qui entraîna la mise au point d’une parcellisation accrue du site concrétisée par le plan de masse de 1995. Y apparaît notamment les places réservées aux sièges sociaux d’Astrazeneca et d’Unilever.

 

Le projet se situe dans cette Z.A.C. le long d’une voie nouvelle qui achève la desserte périphérique d’un îlot déjà occupé par les immeubles de Laurent Bouillet et Télémécanique. En face se situent les sièges sociaux d’Astrazeneca (architecte : Jean-Paul Viguier) et Norwich Union (Maufras et associés architectes).

 

Le bâtiment est destiné à la location, l’entrée principale se situe sur la voie nouvelle.

 

En avant poste un premier volume en R+4 traité en pierre claire participe de l’intégration du bâtiment à la Place Louis Renault, facilitant la transition douce entre Laurent Bouillet et la voie nouvelle, en formant « antichambre » à celle-ci. L’évident au rez-de-chaussée surélevé met en scène depuis la place l’accès couvert au hall d’entrée.

 

Les étages, distribués par une batterie centrale d’ascenseurs triplex exprimés en façade arrière, offrent 2 demi-plateaux totalement flexibles, grâce notamment à l’implantation de la structure porteuse juste à l’arrière d’une façade légère. La dissymétrie de la façade principale oriente le bâtiment vers la place Louis Renault, en en faisant son accès privilégié et évite ainsi le phénomène de frontalité à l’alignement de la voie nouvelle.

 

Le rez-de-chaussée se trouve surélevé par rapport au sol naturel, en raison des risques d’inondation et pour préserver l’intimité des bureaux. Les 2 niveaux de sous-sols sont affectés au stationnement de véhicules (70 places) et aux locaux techniques.

 

Le socle ainsi formé, traité en pierre, participe à l’unité et l’identité de l’ensemble architectural comprenant ce bâtiment et les trois immeubles tertiaires existants au pourtour de la place.

L’expression de leurs volumes et la même résolution architecturale des façades tend à renforcer cette unité.

 

Posés sur le socle, les prismes à la géométrie volontairement sobre s’expriment d’abord par brillances, transparences, opalescences selon leur orientation, par le jeu des lumières sur une façade-système s’appliquant à la quasi-totalité de la volumétrie.

 

Les principaux composants de ce mur rideau mince sont le verre collé et l’aluminium laqué. Le jeu des différentes déclinaisons de ces 2 matériaux (couleurs, surfaces, reliefs) rythme les plans, tend les horizontales, tout en ponctuant l’espace aux points stratégiques du cheminement (accès, circulations verticales, passages).

 

Sur une trame de 1.40 m se succèdent verticalement de plancher à plafond l’aluminium laqué, le verre émaillé, le verre transparent, chaque registre étant souligné d’un profil saillant. Ce profil est un simple profil extrudé dit « règle à maçon » de section 20 par 120 mm, posé en avant du mur rideau, et faisant saillie de 15 cm. Le rythme soutenu de ce profil, posé tous les 60 cm ou 140 cm suivant la trame verticale de façade, procure des effets de vibration changeants selon que la façade est vue à contre jour ou sous l’incidence directe du soleil, pour un observateur suffisamment éloigné, ou masque parfaitement les vitrages pour un observateur situé au pied de l’immeuble.

 

La façade, à reliefs, apparaît ainsi comme un contrepoint à celle, parfaitement lisse, de l’immeuble en vis-à-vis.

 

 

terrain : 1 998 m²

programme : Bureaux : 5 520 m²

calendrier : études : 1995 – 1996 ; livraison : 2000

coût : 49 000 000 F

assistants : A. Ribière, V. Naintre, O. Vendeville

maître d’ouvrage : Norwich Union

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